Un de mes grands plaisirs de maman est celui de pouvoir instaurer des traditions avec les années qui passent. Des douceurs qui reviennent de fois en fois et qui donnent un sens bien personnel aux évènements petits ou grands. De ces moments qu'on attends avec impatience parce qu'ils deviennent de doux souvenirs répétés dans le temps. Je crois que ce que j'aime le plus de la fête de Noël est justement la multitude de prétextes qu'elle nous offre pour de beaux rituels. L'Avent est commencé à la maison. Fabrication de biscuits, calendrier de surprises, décoration du sapin, histoires de Noël, Père Noël... Les enfants sont encore bien jeunes, mais tout est néanmoins propice à installer nos rituels, ces détails, ces petites manières de faire qui rendent la fête magique pour les petits et les grands et qui deviendront je l'espère des traditions chéries avec les années.
mercredi 2 décembre 2009
samedi 28 novembre 2009
Momentum
On y est. Moment tant attendu où, après plusieurs mois de course folle, on referme enfin le cocon familial. Depuis quelques jours déjà, nous nous sommes soustraits à tout ce qui va trop vite, cette année plus tôt qu'à l'acoutumée, sans doute pour ratrapper le temps perdu. Nous respirons enfin et surtout nous apprenons à connaître et à savourer la nouvelle famille que nous sommes devenus en mai sans avoir eu le temps de de nous y attarder. Pour quelques semaines l'Homme ne sera plus le chef d'entreprise acharné, mais le papa, l'ami, l'amant, l'amoureux, pour quelques semaines on en profitera pour faire le plein d'énergie pour parer à la prochaine année, mais sans y penser non plus. Toujours là, mais trop occupée à prendre le temps.
samedi 7 novembre 2009
Et pourquoi pas?
Coïncidence de la fin d'une plaquette de pilules avec les six mois de la petite dernière... Une folle envie mutuelle d'un autre petit membre à notre famille... Une douce folie... Une envie de laisser aller la nature... La porte ouverte à un si joli cadeau... Faire confiance à la vie et lui laisser la chance de nous surprendre, nous gâter encore... Et pourquoi pas?
jeudi 29 octobre 2009
Pensée
Une des soeurs de ma mère a un cancer très foudroyant, elle décédera imminament... Au fil des ans je l'ai de moins en moins connue, mais la mort est toujours un peu dommage, surtout à 65 ans à peine sonnés, c'est encore relativement jeune. Je pense à son mari, à ses fils et à leurs enfants, à ses frères et soeurs... mais c'est aussi surtout à sa mère, ma Mamie, que je pense, elle qui se relevait à peine du décès de son mari, après 65 années d'un mariage heureux. Une femme si forte, si positive qui entrevoyait à nouveau le soleil, sous un ciel pour toujours différent. Nouvelle épreuve, horrible celle là, que de dire adieu à sa première fille, son premier bébé, de tout juste 18 ans sa cadette. Deuxième enfant qui l'aura cruellement devancée dans ce dernier voyage. Veillir a de magnifiques facettes, mais lorsque ceux qui ne le devrait pas nous précèdent dans la mort, j'imagine qu'il en reste un goût si âpre. On ne devrait jamais enterrer son enfant, même à 83 ans. Je pense à elle.
samedi 24 octobre 2009
Quand rien ne va plus
C'est un peu l'automne, les blues de novembre, le manque de lumière qui affecte presque tout le monde, notre famille n'y échappant pas. C'est beaucoup le fait que l'Homme travaille trop, sur des horaires impossibles, derniers milles de la saison de la construction obligent, qu'ainsi tout le monde s'ennuie de tout le monde. C'est un peu Petit Bonhomme et moi en perpétuel concours d'impatience et de caractère excécrable, ne sachant plus trop lequel des deux est à la source de la mauvaise humeur de l'autre. C'est un peu aussi la routine essoufflante, parfois écrasante, les tonnes de «choses à faire» auxquelles on n'échappe pas, ou qui nous ratrappent toujours au tournant du moins. Ce sont un peu aussi les derniers milles de l'allaitement exclusif, cet espèce d'entre deux où bébé est perpétuellement et légitimement affamé, mais pas encore tout à fait prêt à se nourrir d'autre chose que du bon lait de maman. C'est un peu tout ça, à divers degrés suivant les jours, les situations... C'est un peu tout ça qui fait qu'il m'arrive trop souvent ces temps-ci d'être la maman que je n'aime pas être, plus distante, moins patiente, néanmoins en phase sur les besoins des petits, mais de façon robotique la tête ailleurs. C'est là qu'il me faut briser le rythme, changer de registre, se sortir la tête de l'eau est respirer un grand coup. Quand rien ne va plus...
- Je me lève tout de suite après la première tétée de Petite Fée, sitôt paisiblement rendormie je laisse la petite dans mon lit. Je troque ainsi une toute petite heure de sommeil contre un tête à tête avec moi-même. Café siroté lentement, lecture, douche l'esprit tranquile. Une petite heure qui fait tellement de bien et qui me rend tellement plus disponible au réveil des enfants.
- J'abandonne toute les tâches, toutes les corvées qui pèsent et n'avancent à rien de toute façon. On s'emmitouffle et on sort prendre une longue marche avec la poussette. On prend l'air frais, Petit Bonhomme dépense son énergie et je fais le vide. On revient plus calmes, ressourcés.
- Je déshabille tout le monde, moi y compris et on se plonge dans un grand bain chaud et mousseux. Tout le monde y trouve son compte et maman décompresse.
- On s'installe devant un film avec une grosse assiette où se côtoient, fruits, fromage, chips et bonbons.
- J'habille les enfants avec soin et on va se promener dans un lieu publique, rien de tel pour réchauffer le coeur d'une maman que de se faire complimenter sur sa progéniture.
- Je défais le lit «de papa-et-maman» et on s'y chamaille et s'y prélasse.
- On se fait un gastronomique repas de DinnerKraft ou de croquettes de poulet.
- Je regarde mes enfants et m'oblige à sourire béatement, l'effet instantanné de cette petite gymnastique m'a toujours étonnée, le sourire devient si rapidement sincère et contagieux.
Finalement quand rien ne va plus on met de côté toute contrainte, tout contriariété et on se reconnecte simplement au plaisir qui n'est jamais si loin.
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